Petit Sachem a lu

Ouest américain*6: vers le Nord de l'Utah

De Moab à Vernal (itinéraire ici)

C'est avec un petit pincement au coeur que nous quittons Moab ce matin.

Avant  de partir, on fait une razzia au Walker Drug: matériel en prévision de nos nuits en camping dans des "cabins", souvenirs, cartes postales et cartes d'anniversaire (il y a un rayon de cartes spéciales pour les soldats assez incroyables, un truc qu'on ne voit pas chez nous!).

Allez, 10h, on y va: on a 215 miles à a faire (4h30). A la sortie de la ville, on rate presque la sortie pour la route 128 mais Olivier, grâce à un dérapage de folie mais maîtrisé (mon coeur est sorti de ma cage thoracique!),  nous remet dans le droit chemin. Cette route passe entre les falaises rouges et le fameux Colorado: splendide! C'est une belle façon de quitter petit à petit ces lieux magiques.

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J'ai le nez sur la carte pour ne pas rater la piste qui nous mène aux Fisher Towers. Une piste! Olivier est aux anges! On est bien content d'avoir un SUV. Tiens, j'ai vu un serpent traverser juste devant la voiture... (une petite pensée pour Gilles). On aperçoit les Fishers Towers au fond (des monolithes de plis de 200 mètres des haut), mais ce qu'on préfère sur cette piste, c'est le paysage au fond à droite: on se croirait à Monument Valley...

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On passe le Colorado et le paysage devient de plus en plus désertique (avec des canalisations pour le pétrole partout): on prie pour ne pas tomber en panne ici... On traverse d'ailleurs une sorte de village fantôme, Cisco, qui nous froid dans le dos, avant de rejoindre l'autoroute I70. Comme dans les films, je vois des boules de buissons séchés poussés par le vent (Clint va débarquer!).

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Bon, le GPS a eu du mal à trouver la bonne route, la 139 qui doit nous faire passer les Roan Cliffs par un col à 2520 mètres. Après quelques minutes d'énervement, on y arrive! Comme on nous l'avait dit: chaque petite bourgade a son parc où on peut pique-niquer à l'ombre: on trouve notre bonheur à Loma. Les montagnes s'élevent au fond de longues lignes droites parsemées de petites fermes (je prends des photos pour mes parents).

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La route commence à s'élever gentiment, mais négocier des pentes avec une automatique c'est un peu déroutant, heureusement Olivier maîtrise à la perfection le passage en manuel! La vue après le col de Douglass Pass est très belle. Les sommets culminent entre 2500 et 3000 mètres mais ne ressemblent pas du tout à nos alpages bucoliques. Ici, la montagne est sèche, assez désertique. Pas mal de camions sur cette route (cette fois, on pense au film  de Spielberg, "Duel").

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Revenus sur le plateau, pause-café à Rangely dans un petit dinner familial typiquement américain avec des vieilles photos de la ville autrefois. Ca fait du bien! enfin, le café aussi est américain et ça, c'est un problème! On se dit qu'avec les distances de fous qu'il y a entre chaque ville et le peu de services que semblent offrir celle-ci: 1, ça ne doit pas être facile d'être ado ici et 2, on comprend leur amour des bagnoles qui sont synonymes de liberté.

Vernal: visite de la carrière de fossiles de Dinosaur National Monument au dessus de la Green River. Une ranger nous donne quelques explications sur le site (en anglais). Ce n'est pas une visite indispensable mais c'est sur la route. J'avais prévu de suivre une route qui mène à des pétroglyphes, mais on est un peu fatigués et on préfère rejoindre notre hôtel (erreur!).

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Une jolie route de campagne nous mène à Vernal où l'on doit faire étape. Alors, l'hôtel... bon, on y a dormi mais il n'aura pas la meilleure note! On se souviendra de cette entêtante odeur de désodorisant censée cachée une autre odeur, beurk.

On va manger en ville pour s'aérer, enfin, on a dû louper le centre-ville quelque part... On hésite entre toutes les chaînes de fast-food et on finit par se rabattre sur une sorte de brasserie (JB's) qui a l'air déserte (mais se remplira peu à peu).

Ce repas restera surtout dans nos souvenirs à cause de la boisson choisie par Olivier pour la 1ère et dernière fois: de la root beer, tout un programme!!! On en a bu pendant tout le repas (regrettant à chaque fois chaque nouvelle gorgée, sans alcool) juste pour pouvoir mettre un mot sur l'étrange sensation que l'on ressent en buvant cette boisson et sur cette question lancinante qui vous obsède peu à peu: "mais c'est quoi, ce goût???" Moi, ça me rappelle un médicament, mais lequel? Dire que nous n'en avons pas rapporté, zut. Mais je vois qu'on peut en acheter ici, chic!

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Ah! j'ai oublié de dire qu'à la table voisine, un monsieur avait une arme à son ceinturon. 1ère et dernière fois aussi.

4-2014-08-08 20 Oui, je sais: il y a des trous partout dans ce post et alors? Vous avez vu mon regard? Faut pas me chercher après une root beer...

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Ouest américain*4: Arches

7 août: Parc national de Arches...attention, vous allez tomber amoureux!

Mille merveilles à voir dans ce parc, alors réveil à 6h, départ à 6h48 et arrivée au parc à 7h08! (74° F)

Grâce aux forums de Road Trippin et Voyage Forum, je sais qu'il faut traverser les 24 km de long du parc sans se laisser distraire par toutes les beautés que nous croisons pour profiter de ce lieu magique au mieux et pour anticiper une chaleur réputée mortelle! Alors, on y va tout schuss en s'extasiant sur le paysage!

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Arrivée au parking de Devil's Garden à 7h55: on débute notre rando vers Landscape Arch à la fraîche dans de petits canyons. Nous frissonnons presque de froid, quel délice! Chemins sablonneux, grands pans de falaises rouges, quelques cris d'oiseaux... c'est le bonheur

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Juste avant l'arche, notre 1er chipmunk: Corentin craque complètement pour ces bestioles, et il y a de quoi...

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Landscape Arch, la plus grande arche du monde: elle est à la fois majestueuse et fragile.

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Un chemin continue que nous ne prendrons pas (des regrets, mais je pense que c'était quand même la bonne décision car ça va bientôt chauffer!). On rebrousse donc chemin, en prenant quelques sentiers de traverse vers Tunnel Arch

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et la délicieuse Pine Tree Arch (juste derrière, il y a un véritable terrain de glisse parfait pour un enfant de presque 10 ans, chut!)

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Sur le chemin du retour, le nombre de touristes commence à augmenter. J'ai l'impression qu'on est les seuls à remarquer ces lapins, lézards et autres bestioles!

On reprend la voiture pour aller vers un de ses endroits qui reste à jamais gravé dans votre coeur: Sand Dune Arch. Au milieu d'une barre rocheuse, un étroit canyon au sol de sable fin nous mène vers ce lieu magique:

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Il n'y a presque personne: "Luxe, calme et volupté"

J'adore la vallée que nous suivons: un désert oui, mais je trouve ses couleurs splendides:

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Pause pique-nique en avance sur tout le monde: on profite de l'ombre pour nous seuls. Normalement, sur cette photo, un détail doit vous sauter aux yeux, enfin nous (et surtout Corentin), on a trouvé ça un poil provocateur dans un désert!

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Gros morceau de la journée, le secteur des Windows: il y a des arches dans tous les coins... et beaucoup  de touristes... on arrive à trouver une place sur le parking, on fait le plein d'eau et c'est parti vers North Windows (pleine de monde) et South Windows (plus tranquille).

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C'est là qu'Olivier a l'idée d'aller vers notre prochaine destination (Double Arch) en passant par l'arrière de South Windows. Pour ceux qui connaissent, on prend un bout du Primitive Loop. On est en plein cagnard! Oui, mon chéri, c'est beau, oui... En fait, je pense qu'il a voulu se débarrasser de moi. Mais je marche plus vite que mon ombre (ça tombe bien, y'en a pas!): j'ai l'impression de courir sur des braises ardentes et de cuire du bas vers le haut (on l'inverse?). Vite, à l'ombre!!

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Bon, j'ai survécu. Juste en face de nous, Double Arch (pour les fans d'Indiana Jones, on la voit au début de la Dernière Croisade). Ce n'est pas très loin en fait, mais il faut d'abord aller se ravitailler en eau dans la voiture (elle est à T° ambiante mais on s'en fiche).

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On y est arrivé, on profite longtemps de l'ombre sous cette grande arche.

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Mais la chaleur a commencé à attaquer le cerveau de la mère et du fils: mes doigts ont gonflé et on dirait des saucisses. Du coup, on commence à délirer et à tout voir sous formes de saucisses, chipos et autres merguez! Corentin invente même un nouveau système pour l'heure: on ne dit plus "il est 13 heures et 45 minutes" mais "13 saucisses et 45 merguez"! Oui, ça m'a fait rire mais je n'ais plus toutes mes facultés mentales... J'ai même cru voir une limousine sur le parking! Hallucination ou pas??? 1-CIMG5938

Il est 14h: la chaleur est intenable (pour nous en tout cas). Fuyons d'ici et précipitons-nous dans la piscine!

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même si la journée n'est pas terminée...

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Ouest américain*3: Canyonlands

 

 

6 août: finie la rigolade, c'est parti pour le dépaysement total!

Réveil matinal, on profite du décalage horaire et d'être les 1ers au p'tit déj (on fait abstraction des donuts et autres pâtisseries douteuses, mais qu'est-ce que c'est que ces céréales bleues, roses et vertes??)

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Programme de la journée: Canyonlands sur le plateau du Colorado! Nous n'en ferons qu'une petite partie, Island is the Sky, car ce parc est immense. La route est déjà une merveille et il ne fait que 71° Fahrenheit à 7h30 (21° Celsius).

Un petit arrêt pour admirer le point de vue sur le Shaifer Trail: vertigineux! On y va... ou pas.

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Et on commence par une balade très agréable, à la fraîche, vers notre 1ère arche de grès rouge, Mesa Arch. Je n'ai rien dit à Olivier et Corentin, ils ont la surprise! Quelle beauté et, en plus, il n'y a presque personne.

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En chemin, nous voyons nos 1ers écureuils, lézards et compagnie (à bien y regarder, ces lieux à priori inhospitaliers grouillent de vie).

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Bon, passons aux choses sérieuses: Island in The Sky est aussi appelé le "petit Grand Canyon" et voilà pourquoi! C'est tellement gigantesque qu'il n'y a rien à dire...

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Nous partons en bordure de falaises pour une petite promenade d'1 h. A l'aller: la vue, l'immensité, le vent nous donnent des ailes! Au retour: Corentin et moi sommes au bord de l'apoplexie :( il est 11h et j'ai l'impression de cuire sur place, plus de souffle, suis toute rouge, Corentin se traîne lamentablement...  C'est sûr, on va crever là, après 40 ans, t'es plus rien de toute façon!! Bon, en fait, tout s'explique: on est à presque 2000 mètres d'altitude et on est presque dans le désert... Pendant ce temps là, Olivier ne souffre pas, lui!!

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Un pique-nique, de l'eau fraîche (glacière, je t'aime) et ça repart... un peu! De quoi nous régaler de la vue sublimissime de Green River Overlook: les méandres de la rivière en contrebas, et tout au fond, The Maze, endroit mythique pour les lecteurs du Gang de la clé à molette... C'est grisant d'être ici!

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On finit par Dead Horse State Point, à quelques centaines de mètres au-dessus du Colorado.

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De l'autre côté, une vision surréaliste: des bassin d'un bleu irréel... en fait, les bassins de mines de potasse (d'où le nombre de camions et l'immense train de marchandise). Je cite Corentin: "c'est beau mais c'est chimique... mais c'est beau"

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Il est 14h, la chaleur (96° F) devient très difficile pour 2 membres de cette famille (le 3ème doit venir d'une autre planète). 36-DSC_0314

Vite, la piscine de l'hôtel!!!

Olivier poursuivra son rêve de piste en empruntant une route qui longe le Colorado pour monter jusqu'à Island in the Sky (bon, il fera juste quelques km...). Ça mérite une bonne bière fraîche!

 

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14 mai 2015

600 coups minute, Frédréric Paulin, Goater Noir

600_couverturelaw_mPaulin a mis un lion dans son moteur!

Un roman policier criant d'actualité (c'est même troublant car il est sorti avant les attentats de janvier) qui retrace le parcours d'un petit dealer de drogue qui va devenir un caïd du "recyclage" de Kalachnikov, un peu par hasard.

On suit le parcours de ce trafiquant qui se fait appeler le Corse (mais certains comprennent "L'Ecosse"!!) et de ces armes venues du centre de l'Europe et de l'ancien conflit des Balkans.

Impossible de tout résumer tant il y a de sujets traités (la drogue, la mafia croate, la guerre des Balkans, la nébuleuse islamiste) et de personnages (un ancien de la Légion, des trafiquants, des convoyeurs, des mafieux, des flics...). Et comme dans les bonnes séries US, chaque personnage a sa raison d'être, sa vie, ses secrets et ses tourments. Sans oublier quelques beaux personnages féminins au coeur de cette tourmente.

De quoi perdre le lecteur? Non, car c'est très rythmé, rudement bien écrit et passionnant!

Et comme je connais la passion de l'auteur pour l'Histoire, je ne m'étonne pas d'en apprendre beaucoup à chaque fois sans en avoir l'air! (j'aimerais bien savoir combien de temps il passe à se documenter?)

Allez, pas la peine d'en rajouter: lisez-le!!

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09 mai 2015

Krieg, Yves Tanguy, Goater Noir

kriegça fait tout drôle de chroniquer un bouquin écrit par le toubib qui soignait ton fils quand il était tout petit!

Le pitch: "Thomas Krieg a disparu. Comment et pourquoi un jeune capitaine d'industrie, héritier naturel de la puissante Krieg Inc. S'est-il volatilisé ?".

Un polar donc qui touche le monde de la haute finance: à priori, pas un style de polar que j'affectionne particulièrement, mais la curiosité l'a emportée!

Je dois dire que j'ai été surprise: j'ai eu l'impression d'être dans un vieux film plutôt que dans un thriller actuel (et c'est tant mieux pour moi, aucune digression ésotérique à l'horizon!). Il faut dire que Yves Tanguy a une culture cinématographique d'un autre temps (ce n'est pas une critique, hein!) et un gros faible pour les séries B, voire même Z. Ce qui explique l'ambiance qu'il arrive très bien à créer et que j'ai beaucoup aimé.

J'ai aimé aussi l'intrigue et la construction de ce polar que je n'ai pas lâché et qui, sans être dans un suspense insoutenable en permanence, sait toujours vous surprendre et vous mener là où vous ne le pensiez pas. Mais je divague, si, si, à la fin il y a du gros suspense sous le pont de Brooklyn!!

Un bémol cependant (pardon Dr...) pour les références aux films et à la musique: j'aurais aimé qu'elles soient présentées différemment, peut-être de façon plus légère (juste évoquées dans le fil du roman mais avec une sorte de playlist à la fin?).

Bref, un chouette moment de lecture, un auteur qui a du style de l'auteur, une écriture qui décoiffe, et à un humour ravageur.

Coup de chapeau à l'éditeur en passant qui a su créer une jolie et très reconnaissable collection de polar "Goater Noir" dont les couvertures (wonderful!!) sont réalisées en linogravure par le dessinateur de bd Morvandiau (auteur du très beau D'Algérie).

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02 mai 2015

fatal error!

Ceux qui suivent auront remarqué le précédent post publié par erreur avant la fin!

On se calme! je n'ai pas terminé (mon doigt a fourché) et oui, il y aura des photos ;-)

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01 mai 2015

Ouest américain*9: à travers les Bighorn

Lundi 11 août: de Greybull à Cody

Retour sur notre récit de voyage après une (grosse) pause! (et avec les photos...)

Nous quittons Greybull avec dans le sang notre 1er vrai bon café (vendu dans une petite cabane, divin!). En route pour un détour par les Big Horn, une chaîne de montagnes chère à mon coeur (car présente dans plusieurs de mes bouquins préférés, surtout dans ceux de Craig Johnson) sur la route 14.

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Après une belle route verdoyante qui monte à travers des gorges, 1er arrêt aux cascades de Shell Falls: un peu trop aménagé à notre goût (du goudron sur le sentier, pfff) mais ô surprise, il y a des colibris (qui l'eut cru à presque 2000 m d'altitude!). Trop rapides, on n'arrive pas à les photographier...

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On entame ensuite la traversée des Big Horn: le paysage est étonnant car nous sommes à plus de 2000 mètres mais aucune montagne comme dans les Pyrénées ou les Alpes à l'horizon! C'est plutôt comme un plateau d'altitude avec des collines et des rivières (j'ai même cru voir un barrage de castors). Un cadre vraiment enchanteur!

Et là, que voit Olivier: une piste! Et j'avoue qu'on ne peut pas résister à un en mordre un petit bout. Le paysage est bucolique à souhait! Quel bonheur! La piste monte peu à peu, traverse des pâturages magnifiques, des ruisseaux très jolis. On croise aussi des ranchers. Il y a des sortes de petits camps avec des voitures et même des caravanes (des chasseurs sûrement). On finit par pique-niquer en pleine montagne à 2900 m (64° F).).

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On doit se rendre à l'évidence: il faut faire demi-tour, snif. Cette piste débouche sur la route que l'on va emprunter mais cela nous prendrait plus de 2 h pour la rejoindre et, plus important, nous n'aurons pas assez d'essence... Allez, bye, bye mais on notre cet endroit dans un coin de notre tête et de notre coeur (y reviendra-t-on un  jour?).

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A l'interjection de Burgess Junction, direction Cody par la 14A: il y a un restaurant mais pas de station essence. Vérification faite sur le GPS, ce n'est pas pour tout de suite. Tous les guides le disent: "Ne jamais entamé une étape dans un soin isolé sans refaire le plein". J'ai pas d'excuses là.

En conduisant, je pousse un cri car j'ai aperçu l'arrière-train imposant de... ben j'sais pas trop! un gros boeuf, un gros cerf, ou un "moose" (élan) difficile à voir. Allez, on peut toujours rêver!

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Quelques miles plus loin, nous prenons une piste sur la droite (prévue celle-ci) vers Medecine Wheel à 2930 m d'altitude: un site sacré préhistorique utilisé encore aujourd'hui par les amérindiens.

Il faut cheminer pendant 1h/1h30 sur une piste qui borde un pierrier en pente qui grouille de marmottes et de pikas: une sorte de lapin de petite taille avec des oreilles de souris qui pousse un cri de canard, on les adore mais ils sont rapides et impossible à photographier (une vidéo ici pour vous montrer la bestiole). Ah! et l'altitude n'empêche pas de satanés moustiques de nous attaquer...

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Le chemin s'élève peu jusqu'à atteindre un col avec une vue sublime: au point de vue et le long du parcours sont installés quelques bancs sur lesquels sont apposés des plaques "in memory/en mémoire de" au noms de pèlerins shoshones, arapahoes, crows et cheyennes.

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Medecine Wheel: un cercle de pierre qui ressemble à une grand roue de vélo. Autour du centre, se déploie des rayons fait de plus petites pierres et un grand cercle de pierres plus grandes entoure le tout ainsi que des cordes sur lesquels les pèlerins ont déposé des offrandes  bouts de tissus, perles, bijoux, sacs de cuir, lanières de cuir, fleurs, pattes de poulet, catchdreamers, plantes, photo de bébé, os de vache et crânes de petits animaux. On doit faire le tour de la roue par la gauche et une ranger surveille que les visiteurs respectent bien les lieux.

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Quelques explications du blog "Culture Sioux Lakota":

"La roue de médecine amérindienne – Chemin d’éveil et de croissance personnelle.La roue de médecine est un schéma autour duquel s’organise l’univers tout entier, comme la vie de chacun d’entre nous. Les Amérindiens y positionnent les quatre points cardinaux qui représentent beaucoup plus que de simples directions données par la boussole. Ils incarnent les quatre voies que nous sommes invités à  expérimenter dans notre vie, les quatre étapes de tout développement psycho spirituel."

On repart requinqués par cet endroit magnifique mais un peu angoissés car la jauge d'essence descend à vue d'oeil... heureusement la route aussi! 10%, Yeah!

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Retour à la civilisation et surtout à la station service tant désirée de Lovell (c'est moche).

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Et l'arrivée dans la fameuse ville de Cody: des gens, des bagnoles, des motos.

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Il y a même des comédiens qui jouent une pseudo bagarre d'antan. La ville La ville a été fondée par Buffalo Bill, alias William Cody, d'où le nom de la ville. C'était un funeste chasseur de bisons et le créateur du Buffalo Bill’s Wild West. C'est un peu trop pour moi toute cette animation...

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On file au camping Ponderosa, beaucoup moins accueillant que la veille, et notre "cabin" sans clim où l'air est irrespirable (il fait beaucoup beaucoup trop chaud!!) qui porte le doux nom de Jesse James. Attention, nous sommes cernés par des monstres mécaniques (quand on les croise sur la route, on se dit: "tiens, un car... ah non, correction un camping-car!). On se sent ridicule à côté...

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Courage: fuyons en ville pour manger, boire et regarder les bagnoles (devinez qui est aux anges??)!

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On se couche le plus tard possible pour éviter notre chalet très chaud où la ventilation est à son maximum (fenêtre et porte ouvertes): une partie de Uno dans le noir, c'est assez marrant!! On ne fait pas de route demain, donc ce sera grasse mat :-)

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12 avril 2015

Pays retrouvé, Jeff Sourdin et Pierre Jourde, éd. La Part Commune

sourdin Le "lève-patates": madeleine de Proust d'un enfant de la ferme

C'est avec plaisir que j'ai revu Jeff Sourdin au Festival Rue des livres à Rennes. A peine revenue à la maison, j'ai dévoré son dernier livre en à peu près 1 heure...

Il m'a rappelé plein de souvenirs d'enfance et m'a procuré une belle émotion.

C'est l'histoire d'un homme qui, après la mort de son père, retourne dans la ferme où il a grandi. Que fait-il? rien ou presque. Il devra pourtant décider ce qu'il fera de cet héritage... mais pas tout de suite.

Il prend son temps. Retrouve de vieilles sensations enfouies qui font ce qu'il est et laisse les souvenirs remontés à sa mémoire au gré de la re-découverte de certaines choses: le "lève-patates", la machine à éplucher les pommes achetée à la foire de Saint-Martin, une photo de famille un peu volée, la vêleuse (mon passage préféré, un qui fait chaud au coeur).

Chaque chapitre s'ouvre par un dessin à la pointe sèche de Pierre Jourde qui a bien saisi la matière de ce texte. Le dessin et le texte se répondent, se complètent.

Il y a de la mélancolie et beaucoup de tendresse dans ce retour aux sources, dans la description de ces petits riens qui font l'essence de ce monde-là. Mais pas de pathos, seulement un homme qui prend la juste mesure de sa vie et choisit ce qui est bon pour lui.

Tu sais que tu as grandi à la ferme si tu as conduit les vaches au champ, assisté au repas d'ensilage avec tous les hommes du coin, ramassé les patates (et même les cailloux), guetté le boucher le jour du cochon, si tu t'es écorché les jambes dans la paille coupée, si tu as donné du lait encore tout chaud aux chats et si tu as été chercher la bouteille de cidre mise au frais dans la rivière pendant les chaudes moissons d'été (ça, ce sont mes souvenirs).

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11 avril 2015

Alaska, Melinda Moustakis, éd. Gallmeister*

alaska Sur les bords de la rivière Kenai

C'est une véritable découverte de lire ces tranches de vies sous formes de nouvelles et de courts paragraphes!

Tous, ou presque, se répondent et nous racontent la vie d'une famille sur 2 ou 3 générations dans ce coin d'Alaska où l'or ne coule pas à flots. Des histoires de pêche bien sûr, mais pas que!

Les nouvelles qui m'ont le plus touchées sont:

-"Le mannequin de Soldotna": il faut absolument lire cette merveille qui alterne, toujours dans le même ordre, une histoire de pêche avec un hameçon qui n'atteint pas le poisson, un court passage sur la rivière Kenai et un autre sur les saumons. Cela donne une sorte de rengaine sans fin où l'on voit passer les saisons, où coulent de la même façon les hommes, la rivière et les saumons.

-"Celle qui n'avait peur de rien": des histoires de famille où chaque partie a pour titre un bout de corps humain. Et cela suffit pour raconter les peines et le joies!

-Toutes les nouvelles liées à Jake et Gracie: un frère et une soeur se protégeant l'un l'autre, lui quand ils étaient enfants, elle maintenant qu'ils sont adultes.

Je crois que c'est le 1er ouvrage de Melinda Moustakis: je n'ai pas le souvenir d'avoir lu un autre livre comme ça, avec une construction vraiment étonnante... Auteur à suivre!

Et oui, enfin, Gallmeister refait du Nature Writing!

*Traduit par Laura Derajinski, bien sûr!

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02 mars 2015

Tous les démons sont ici, Craig Johnson, éd. Gallmeister

0848-cover-hell-543e672103c85 Un des meilleurs romans de Craig Johnson!!

Chargé de livrer une cargaison un peu spéciale aux fédéraux, Walt Longmire va se trouver au coeur d'un huis clos en montagne. Seul? Pas vraiment car il est accompagné par le chant des anciens (comme dans Little Bird), par le livre "L'Enfer" de Dante (pas moins) et par un FBI (Foutu Balèze d'Indien).

Il devra faire face aux éléments (froid, blizzard, neige, etc...) mais aussi à lui-même et ses vieux démons, tout cela sans se déparer de son sens de l'humour. 7ème roman dédié au shérif Walt Longmire, c'est un de ses meilleurs pour le suspens, les thèmes traités, le paysage évoqué, la force des croyances indiennes et le focus sur son personnage principal.

J'ai vu il y a peu de temps la version télévisée de cet épisode avant de lire le bouquin: cela ne m'a pas gênée car beaucoup d'éléments sont modifiés ou raccourcis. Et j'ai revu l'épisode après. Résultat: la puissance qui se dégage du roman par rapport à la série TV est impressionnante.

Je ne veux pas trop en dire sur l'intrigue tellement ce roman m'a transporté! Lors de notre voyage, nous étions passé non loin des lieux où se déroule l'histoire dans les montagnes Big Horn et, à défaut d'y retourner de suite, je me suis ruée sur internet pour voir ces lieux qui m'attirent irrésistiblement.

medow

glacier

cloud

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