Petit Sachem a lu

Ouest américain: vers le Nord de l'Utah

De Moab à Vernal (itinéraire ici)

C'est avec un petit pincement au coeur que nous quittons Moab ce matin.

Avant  de partir, on fait une razzia au Walker Drug: matériel en prévision de nos nuits en camping dans des "cabins", souvenirs, cartes postales et cartes d'anniversaire (il y a un rayon de cartes spéciales pour les soldats assez incroyables, un truc qu'on ne voit pas chez nous!).

Allez, 10h, on y va: on a 215 miles à a faire (4h30). A la sortie de la ville, on rate presque la sortie pour la route 128 mais Olivier, grâce à un dérapage de folie mais maîtrisé (mon coeur est sorti de ma cage thoracique!),  nous remet dans le droit chemin. Cette route passe entre les falaises rouges et le fameux Colorado: splendide! C'est une belle façon de quitter petit à petit ces lieux magiques.

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J'ai le nez sur la carte pour ne pas rater la piste qui nous mène aux Fisher Towers. Une piste! Olivier est aux anges! On est bien content d'avoir un SUV. Tiens, j'ai vu un serpent traverser juste devant la voiture... (une petite pensée pour Gilles). On aperçoit les Fishers Towers au fond (des monolithes de plis de 200 mètres des haut), mais ce qu'on préfère sur cette piste, c'est le paysage au fond à droite: on se croirait à Monument Valley...

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On passe le Colorado et le paysage devient de plus en plus désertique (avec des canalisations pour le pétrole partout): on prie pour ne pas tomber en panne ici... On traverse d'ailleurs une sorte de village fantôme, Cisco, qui nous froid dans le dos, avant de rejoindre l'autoroute I70. Comme dans les films, je vois des boules de buissons séchés poussés par le vent (Clint va débarquer!).

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Bon, le GPS a eu du mal à trouver la bonne route, la 139 qui doit nous faire passer les Roan Cliffs par un col à 2520 mètres. Après quelques minutes d'énervement, on y arrive! Comme on nous l'avait dit: chaque petite bourgade a son parc où on peut pique-niquer à l'ombre: on trouve notre bonheur à Loma. Les montagnes s'élevent au fond de longues lignes droites parsemées de petites fermes (je prends des photos pour mes parents).

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La route commence à s'élever gentiment, mais négocier des pentes avec une automatique c'est un peu déroutant, heureusement Olivier maîtrise à la perfection le passage en manuel! La vue après le col de Douglass Pass est très belle. Les sommets culminent entre 2500 et 3000 mètres mais ne ressemblent pas du tout à nos alpages bucoliques. Ici, la montagne est sèche, assez désertique. Pas mal de camions sur cette route (cette fois, on pense au film  de Spielberg, "Duel").

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Revenus sur le plateau, pause-café à Rangely dans un petit dinner familial typiquement américain avec des vieilles photos de la ville autrefois. Ca fait du bien! enfin, le café aussi est américain et ça, c'est un problème! On se dit qu'avec les distances de fous qu'il y a entre chaque ville et le peu de services que semblent offrir celle-ci: 1, ça ne doit pas être facile d'être ado ici et 2, on comprend leur amour des bagnoles qui sont synonymes de liberté.

Vernal: visite de la carrière de fossiles de Dinosaur National Monument au dessus de la Green River. Une ranger nous donne quelques explications sur le site (en anglais). Ce n'est pas une visite indispensable mais c'est sur la route. J'avais prévu de suivre une route qui mène à des pétroglyphes, mais on est un peu fatigués et on préfère rejoindre notre hôtel (erreur!).

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Une jolie route de campagne nous mène à Vernal où l'on doit faire étape. Alors, l'hôtel... bon, on y a dormi mais il n'aura pas la meilleure note! On se souviendra de cette entêtante odeur de désodorisant censée cachée une autre odeur, beurk.

On va manger en ville pour s'aérer, enfin, on a dû louper le centre-ville quelque part... On hésite entre toutes les chaînes de fast-food et on finit par se rabattre sur une sorte de brasserie (JB's) qui a l'air déserte (mais se remplira peu à peu).

Ce repas restera surtout dans nos souvenirs à cause de la boisson choisie par Olivier pour la 1ère et dernière fois: de la root beer, tout un programme!!! On en a bu pendant tout le repas (regrettant à chaque fois chaque nouvelle gorgée, sans alcool) juste pour pouvoir mettre un mot sur l'étrange sensation que l'on ressent en buvant cette boisson et sur cette question lancinante qui vous obsède peu à peu: "mais c'est quoi, ce goût???" Moi, ça me rappelle un médicament, mais lequel? Dire que nous n'en avons pas rapporté, zut. Mais je vois qu'on peut en acheter ici, chic!

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Ah! j'ai oublié de dire qu'à la table voisine, un monsieur avait une arme à son ceinturon. 1ère et dernière fois aussi.

4-2014-08-08 20 Oui, je sais: il y a des trous partout dans ce post et alors? Vous avez vu mon regard? Faut pas me chercher après une root beer...

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Ouest américain: Arches

7 août: Parc national de Arches...attention, vous allez tomber amoureux!

Mille merveilles à voir dans ce parc, alors réveil à 6h, départ à 6h48 et arrivée au parc à 7h08! (74° F)

Grâce aux forums de Road Trippin et Voyage Forum, je sais qu'il faut traverser les 24 km de long du parc sans se laisser distraire par toutes les beautés que nous croisons pour profiter de ce lieu magique au mieux et pour anticiper une chaleur réputée mortelle! Alors, on y va tout schuss en s'extasiant sur le paysage!

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Arrivée au parking de Devil's Garden à 7h55: on débute notre rando vers Landscape Arch à la fraîche dans de petits canyons. Nous frissonnons presque de froid, quel délice! Chemins sablonneux, grands pans de falaises rouges, quelques cris d'oiseaux... c'est le bonheur

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Juste avant l'arche, notre 1er chipmunk: Corentin craque complètement pour ces bestioles, et il y a de quoi...

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Landscape Arch, la plus grande arche du monde: elle est à la fois majestueuse et fragile.

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Un chemin continue que nous ne prendrons pas (des regrets, mais je pense que c'était quand même la bonne décision car ça va bientôt chauffer!). On rebrousse donc chemin, en prenant quelques sentiers de traverse vers Tunnel Arch

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et la délicieuse Pine Tree Arch (juste derrière, il y a un véritable terrain de glisse parfait pour un enfant de presque 10 ans, chut!)

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Sur le chemin du retour, le nombre de touristes commence à augmenter. J'ai l'impression qu'on est les seuls à remarquer ces lapins, lézards et autres bestioles!

On reprend la voiture pour aller vers un de ses endroits qui reste à jamais gravé dans votre coeur: Sand Dune Arch. Au milieu d'une barre rocheuse, un étroit canyon au sol de sable fin nous mène vers ce lieu magique:

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Il n'y a presque personne: "Luxe, calme et volupté"

J'adore la vallée que nous suivons: un désert oui, mais je trouve ses couleurs splendides:

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Pause pique-nique en avance sur tout le monde: on profite de l'ombre pour nous seuls. Normalement, sur cette photo, un détail doit vous sauter aux yeux, enfin nous (et surtout Corentin), on a trouvé ça un poil provocateur dans un désert!

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Gros morceau de la journée, le secteur des Windows: il y a des arches dans tous les coins... et beaucoup  de touristes... on arrive à trouver une place sur le parking, on fait le plein d'eau et c'est parti vers North Windows (pleine de monde) et South Windows (plus tranquille).

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C'est là qu'Olivier a l'idée d'aller vers notre prochaine destination (Double Arch) en passant par l'arrière de South Windows. Pour ceux qui connaissent, on prend un bout du Primitive Loop. On est en plein cagnard! Oui, mon chéri, c'est beau, oui... En fait, je pense qu'il a voulu se débarrasser de moi. Mais je marche plus vite que mon ombre (ça tombe bien, y'en a pas!): j'ai l'impression de courir sur des braises ardentes et de cuire du bas vers le haut (on l'inverse?). Vite, à l'ombre!!

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Bon, j'ai survécu. Juste en face de nous, Double Arch (pour les fans d'Indiana Jones, on la voit au début de la Dernière Croisade). Ce n'est pas très loin en fait, mais il faut d'abord aller se ravitailler en eau dans la voiture (elle est à T° ambiante mais on s'en fiche).

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On y est arrivé, on profite longtemps de l'ombre sous cette grande arche.

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Mais la chaleur a commencé à attaquer le cerveau de la mère et du fils: mes doigts ont gonflé et on dirait des saucisses. Du coup, on commence à délirer et à tout voir sous formes de saucisses, chipos et autres merguez! Corentin invente même un nouveau système pour l'heure: on ne dit plus "il est 13 heures et 45 minutes" mais "13 saucisses et 45 merguez"! Oui, ça m'a fait rire mais je n'ais plus toutes mes facultés mentales... J'ai même cru voir une limousine sur le parking! Hallucination ou pas??? 1-CIMG5938

Il est 14h: la chaleur est intenable (pour nous en tout cas). Fuyons d'ici et précipitons-nous dans la piscine!

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même si la journée n'est pas terminée...

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Ouest américain: Canyonlands

 

 

6 août: finie la rigolade, c'est parti pour le dépaysement total!

Réveil matinal, on profite du décalage horaire et d'être les 1ers au p'tit déj (on fait abstraction des donuts et autres pâtisseries douteuses, mais qu'est-ce que c'est que ces céréales bleues, roses et vertes??)

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Programme de la journée: Canyonlands sur le plateau du Colorado! Nous n'en ferons qu'une petite partie, Island is the Sky, car ce parc est immense. La route est déjà une merveille et il ne fait que 71° Fahrenheit à 7h30 (21° Celsius).

Un petit arrêt pour admirer le point de vue sur le Shaifer Trail: vertigineux! On y va... ou pas.

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Et on commence par une balade très agréable, à la fraîche, vers notre 1ère arche de grès rouge, Mesa Arch. Je n'ai rien dit à Olivier et Corentin, ils ont la surprise! Quelle beauté et, en plus, il n'y a presque personne.

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En chemin, nous voyons nos 1ers écureuils, lézards et compagnie (à bien y regarder, ces lieux à priori inhospitaliers grouillent de vie).

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Bon, passons aux choses sérieuses: Island in The Sky est aussi appelé le "petit Grand Canyon" et voilà pourquoi! C'est tellement gigantesque qu'il n'y a rien à dire...

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Nous partons en bordure de falaises pour une petite promenade d'1 h. A l'aller: la vue, l'immensité, le vent nous donnent des ailes! Au retour: Corentin et moi sommes au bord de l'apoplexie :( il est 11h et j'ai l'impression de cuire sur place, plus de souffle, suis toute rouge, Corentin se traîne lamentablement...  C'est sûr, on va crever là, après 40 ans, t'es plus rien de toute façon!! Bon, en fait, tout s'explique: on est à presque 2000 mètres d'altitude et on est presque dans le désert... Pendant ce temps là, Olivier ne souffre pas, lui!!

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Un pique-nique, de l'eau fraîche (glacière, je t'aime) et ça repart... un peu! De quoi nous régaler de la vue sublimissime de Green River Overlook: les méandres de la rivière en contrebas, et tout au fond, The Maze, endroit mythique pour les lecteurs du Gang de la clé à molette... C'est grisant d'être ici!

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On finit par Dead Horse State Point, à quelques centaines de mètres au-dessus du Colorado.

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De l'autre côté, une vision surréaliste: des bassin d'un bleu irréel... en fait, les bassins de mines de potasse (d'où le nombre de camions et l'immense train de marchandise). Je cite Corentin: "c'est beau mais c'est chimique... mais c'est beau"

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Il est 14h, la chaleur (96° F) devient très difficile pour 2 membres de cette famille (le 3ème doit venir d'une autre planète). 36-DSC_0314

Vite, la piscine de l'hôtel!!!

Olivier poursuivra son rêve de piste en empruntant une route qui longe le Colorado pour monter jusqu'à Island in the Sky (bon, il fera juste quelques km...). Ça mérite une bonne bière fraîche!

 

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12 avril 2015

Pays retrouvé, Jeff Sourdin et Pierre Jourde, éd. La Part Commune

sourdin Le "lève-patates": madeleine de Proust d'un enfant de la ferme

C'est avec plaisir que j'ai revu Jeff Sourdin au Festival Rue des livres à Rennes. A peine revenue à la maison, j'ai dévoré son dernier livre en à peu près 1 heure...

Il m'a rappelé plein de souvenirs d'enfance et m'a procuré une belle émotion.

C'est l'histoire d'un homme qui, après la mort de son père, retourne dans la ferme où il a grandi. Que fait-il? rien ou presque. Il devra pourtant décider ce qu'il fera de cet héritage... mais pas tout de suite.

Il prend son temps. Retrouve de vieilles sensations enfouies qui font ce qu'il est et laisse les souvenirs remontés à sa mémoire au gré de la re-découverte de certaines choses: le "lève-patates", la machine à éplucher les pommes achetée à la foire de Saint-Martin, une photo de famille un peu volée, la vêleuse (mon passage préféré, un qui fait chaud au coeur).

Chaque chapitre s'ouvre par un dessin à la pointe sèche de Pierre Jourde qui a bien saisi la matière de ce texte. Le dessin et le texte se répondent, se complètent.

Il y a de la mélancolie et beaucoup de tendresse dans ce retour aux sources, dans la description de ces petits riens qui font l'essence de ce monde-là. Mais pas de pathos, seulement un homme qui prend la juste mesure de sa vie et choisit ce qui est bon pour lui.

Tu sais que tu as grandi à la ferme si tu as conduit les vaches au champ, assisté au repas d'ensilage avec tous les hommes du coin, ramassé les patates (et même les cailloux), guetté le boucher le jour du cochon, si tu t'es écorché les jambes dans la paille coupée, si tu as donné du lait encore tout chaud aux chats et si tu as été chercher la bouteille de cidre mise au frais dans la rivière pendant les chaudes moissons d'été (ça, ce sont mes souvenirs).

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11 avril 2015

Alaska, Melinda Moustakis, éd. Gallmeister*

alaska Sur les bords de la rivière Kenai

C'est une véritable découverte de lire ces tranches de vies sous formes de nouvelles et de courts paragraphes!

Tous, ou presque, se répondent et nous racontent la vie d'une famille sur 2 ou 3 générations dans ce coin d'Alaska où l'or ne coule pas à flots. Des histoires de pêche bien sûr, mais pas que!

Les nouvelles qui m'ont le plus touchées sont:

-"Le mannequin de Soldotna": il faut absolument lire cette merveille qui alterne, toujours dans le même ordre, une histoire de pêche avec un hameçon qui n'atteint pas le poisson, un court passage sur la rivière Kenai et un autre sur les saumons. Cela donne une sorte de rengaine sans fin où l'on voit passer les saisons, où coulent de la même façon les hommes, la rivière et les saumons.

-"Celle qui n'avait peur de rien": des histoires de famille où chaque partie a pour titre un bout de corps humain. Et cela suffit pour raconter les peines et le joies!

-Toutes les nouvelles liées à Jake et Gracie: un frère et une soeur se protégeant l'un l'autre, lui quand ils étaient enfants, elle maintenant qu'ils sont adultes.

Je crois que c'est le 1er ouvrage de Melinda Moustakis: je n'ai pas le souvenir d'avoir lu un autre livre comme ça, avec une construction vraiment étonnante... Auteur à suivre!

Et oui, enfin, Gallmeister refait du Nature Writing!

*Traduit par Laura Derajinski, bien sûr!

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02 mars 2015

Tous les démons sont ici, Craig Johnson, éd. Gallmeister

0848-cover-hell-543e672103c85 Un des meilleurs romans de Craig Johnson!!

Chargé de livrer une cargaison un peu spéciale aux fédéraux, Walt Longmire va se trouver au coeur d'un huis clos en montagne. Seul? Pas vraiment car il est accompagné par le chant des anciens (comme dans Little Bird), par le livre "L'Enfer" de Dante (pas moins) et par un FBI (Foutu Balèze d'Indien).

Il devra faire face aux éléments (froid, blizzard, neige, etc...) mais aussi à lui-même et ses vieux démons, tout cela sans se déparer de son sens de l'humour. 7ème roman dédié au shérif Walt Longmire, c'est un de ses meilleurs pour le suspens, les thèmes traités, le paysage évoqué, la force des croyances indiennes et le focus sur son personnage principal.

J'ai vu il y a peu de temps la version télévisée de cet épisode avant de lire le bouquin: cela ne m'a pas gênée car beaucoup d'éléments sont modifiés ou raccourcis. Et j'ai revu l'épisode après. Résultat: la puissance qui se dégage du roman par rapport à la série TV est impressionnante.

Je ne veux pas trop en dire sur l'intrigue tellement ce roman m'a transporté! Lors de notre voyage, nous étions passé non loin des lieux où se déroule l'histoire dans les montagnes Big Horn et, à défaut d'y retourner de suite, je me suis ruée sur internet pour voir ces lieux qui m'attirent irrésistiblement.

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09 février 2015

David Vann 2/2

Chronique en retard: la suite!

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Dernier jour sur terre, David Vann, Gallmeister (coll. Totem)*

"14 février 2008. Steve Kazmierczak, 27 ans, se rend armé à son université. Entre 15 h 04 et 15 h 07, il tue cinq personnes et en blesse dix-huit avant de se donner la mort."

J'ai entendu l'auteur à la radio expliquant qu'écrire ce texte, à la demande de son agent, avait été un moment très éprouvant dans sa vie. Que l'étude de ce fait divers l'avait plongé au coeur de la vie de ce "tueur de masse" et de ce qu'il déteste le plus aux États-Unis et qu'il a d'ailleurs fui en partant vivre au bout du monde.

Il entremêle son enquête sur ce jeune homme à sa propre expérience: pour rappel, son père s'est suicidé quand il était adolescent. A sa mort, on lui a confié toutes les armes de son père (!). Très perturbé et se sentant coupable de la mort de son père, il commence à dériver vers de sombres tentations, se promènent avec un fusil, visent ses voisins...

David Vann a eu accès à tous les rapports de police, des services sociaux et psychiatriques en lien avec Steve. Il nous livre une analyse très précise de la vie de ce jeune homme qui menait une vie en apparence banale. Il en ressort une enfance chahutée, des parents irresponsables, la drogue très tôt et les séjours en HP aussi. Pourtant, pendant quelques années, il semblait chercher à s'en sortir en trouvant un nouveau foyer dans l'armée (dont il fut rejeté à cause de son passif psychiatrique), dans les études qu'il prenait très à coeur et où il avait bonne réputation.

Ses entretiens avec ses proches, ses amis et ses petites amies en particulier, sont plus que troublants: l'appétence de ces personnes pour les armes, pour les tueurs en série ou de masse, quelque chose de malsain dans leurs pensées profondes... Que se passe-t-il dans leur esprit? comment en sont-ils arrivés là?

David Vann fustige une Amérique qui se mord la queue: la course à l'armement de monsieur tout-le-monde, les souffrances psychologiques laissées à la dérive.

Conclusion: ça fait mal au ventre de lire David Vann. Il aurait pu être un de ces tueurs mais l'évasion et le soutien qu'il a trouvé dans des ateliers de théâtre à l'école, dans la littérature l'ont sauvé. Mais les autres?

* traduit comme toujours par Laura Derajinski (qui, je l'espère, traduit aussi des textes plus légers?)

 

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David Vann 1/2

Chroniques en retard après la parution simultanée de 2 textes de David Vann aux éditions Gallmeister lus à la suite.

0794-cover-goat-536d2996e2407Goat Mountain

Un huis clos masculin en montagne: un jeune garçon, son père, son grand-père et un ami de la famille partent chasser sur leurs terres comme tous les ans. Cette année, il a 11 ans et aura droit de tuer son 1er cerf.

Tout semble bien parti sauf qu'ils découvrent qu'un braconnier s'est introduit sur leurs terres. Les hommes fulminent, l'observent de loin avec fureur à travers la lunette de leurs fusils. Le jeune garçon est invité à regarder lui aussi et... tire. Et on n'en est qu'à la page 24. (je n'ai rien dévoilé, c'est dans tous les résumés!).

Que faire? Protéger l'enfant? Le livrer à la police? Cacher le corps et oublier cette histoire?

La position la plus troublante est celle du grand-père (LE personnage de ce roman à mon sens): il pense à une solution plus archaïque,  peut-être issu des temps anciens dont il semble sortir. "Mon grand-père ne venait pas de ce monde...Il venait de quelque chose de plus ancien, sans pensées et sans émotions".

La suite ressemble aux autres livres de David Vann: cauchemardesque. Le mort attaché par les pieds comme un cerf, la tension est palpable entre les 4 personnages aux visions opposées.

Une scène d'anthologie restera gravée dans ma rétine (comme si je l'avais vu, il est fort ce David Vann): celle où le jeune garçon tue enfin son 1er cerf. C'est cet épisode qui fera sortir l'enfant de sa gangue d'indifférence et de rudesse, revenir parmi les humains.

David Vann le dit à la fin: "Ce roman  consume les derniers éléments qui, à l'origine, m'ont poussé à écrire les récits sur ma famille et sa violence". Tout ceux qui ont lu Sukkwan Island et ces autres romans (et j'ai un gros passif) savent que cet écrivain a une histoire familiale emplie de suicides, de dépressions, de malheurs en tout genres. Pour Goat Mountain, il est encore une fois (la dernière?) allé chercher l'inspiration dans son histoire: il a lui même chassé avec son père et son grand-père, regarder des braconniers à travers la lunette de son fusil. Mais, à l'inverse de son personnage, il n'a pas franchi le pas. Sur la photo, les personnages de GOAT MOUNTAIN en vrai : David et sa famille

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Ce roman est d'une maîtrise parfaite dans l'art de décrire les lieux (la montagne, la forêt). Pas par ambition naturaliste ni pour faire joli, mais pour emporter le lecteur dans l'ambiance délétère qu'il veut décrire. Chez Vann, il ne faut pas oublier que chaque mot est choisi délibérément.

J'avoue avoir parfois un peu lâché le cours de ma lecture à cause de quelques passages un peu longuet... Mais le grand-père!!! ce personnage m'a soufflée, étonnée. J'en redemande!!

Encore un livre qui me donne envie de retourner à la fac pour décortiquer chaque phrase, chaque mot, trouver les références, les sens cachés. Mais même sans entrer dans cette analyse, n'importe quel lecteur ne peut qu'être mis à mal, qu'être dérangé, perturbé et emporté à la fois par cette écriture puissante. Et c'est tout le bien que je vous souhaite!

Prochaine chronique: "Dernier jour sur terre" de David Vann.

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29 janvier 2015

Ouest américain: une étape cool mais hot!

Dimanche 10 août: de Lander à Greybull

Ce matin, on décolle à 10h40: ça sent le farniente! et déjà une pensée pour ma copine Hélène qui fête aujourd'hui ses 40 ans!!!
Lander est réputée pour être la capitale de l'escalade et du sport outdoor. J'avais prévu de faire une descente de la Wind River en raft, j'avais... Rien de réservé heureusement car une fulgurante attaque de flemmite nous prend.

On se dirige quand même vers la réserve indienne de Wind River, et le fort Washakie où vivent des Shoshones de l'Est et des Arapahos du Nord mais on tombe mal car on est dimanche et le centre culturel est fermé. Il y a aussi 2 cimetières à "visiter" où l'on peut voir les tombes du chef Washakie et de Sacajawea (qui guida Lewis et Clark lors de leur expédition vers l'Ouest). La vue de tombes qui ont l'air très fraîches nous retient et on décide de poursuivre notre route à travers une campagne assez bucolique. Rendez-vous raté, dommage.

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1er arrêt pour le pique-nique dans la petite bourgade de Shoshoni dans le traditionnel parc ombragé: quelle merveilleuse idée! c'est qu'il commence à faire chaud. Un ersatz de jambon-beurre pour Corentin qui demande pour la 100ème fois: "mais pourquoi, ils ne font pas de pain dans ce pays?"

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Juste à côté, on observe le manège autour d'une supérette-station-service et son non-moins traditionnel  distributeur de glace (pour les glacières bien sûr): ça nous étonnera toujours! Pendant ce temps, on assiste à un défilé de pick-up tractant d'autres véhicules divers et variés...

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Allez, on repart pour l'activité de la journée: les sources chaudes minérales de Thermopolis (135° Fahrenheit) et les piscines qui vont avec!

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Arrivés au Hot Springs State Park, on se rend compte qu'on a le choix entre plusieurs piscines. On se range à l'avis de Coco: le Hellies Teepee Spa! Un choix mûrement réfléchi par une comparaison hautement technique des hauteurs du toboggan.

On passe une chouette après-midi dans une délicieuse odeur d'oeufs pourris, à ploufer dans des bassins "plus chaud, tu meurs", à se brûler les pieds, à tenter le tout pour le tout dans les bassins où on ne peut rester que quelques minutes (ou secondes), à se griffer le dos sur le toboggan (enfin, les garçons), le bonheur!

En plus, il n'y a pas trop de monde et les gens sont cools. Une petite fille me dit: "I like your nail polish!"*. Ça me rappelle qu'une fille à Salt Lake City m'vait dit en pleine rue: "I like your dress!"*. Les américain(es) sont spontanées... Et j'ai compris ce qu'on m'a dit :-). Quelques photos tirées de leur site internet (trop dangereux pour faire des photos!)

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Il faut quand même que je vous parle des vestiaires: les américains sont réputés pour leur pudibonderie mais il faut constater que nous n'avons pas la même notion de l'intimité... Côté fille: des petites "cabines" pour se changer avec 2 petits rideaux riquiqui qui, bien sûr, n'autorisent pas la fermeture complète des portes, mais bon, ne soyons pas snobs! c'était avant de savoir comment c'était côté garçon: rien. Peut-être un banc et encore... Tous égaux devant le créateur?

On ressort de là très relax (j'te jure Hélène, on pense à toi!). On va encore se tremper un peu les pieds directement dans la rivière réchauffée par les sources chaudes. On aurait pu aussi se promener sur les sentiers aménagés en bois sur les terrasses de calcaires, mais on n'avait pas envie de mourir. Sans blague, c'est à faire le matin ou en soirée à la fraîche (déconseillé aux jeunes enfants et aux cardiaques).

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Encore 1h de route pour rejoindre Greybull et notre "cabin" au camping Koa (avec air conditionné, frigo et micro-ondes: le grand luxe!). Et là, Corentin et moi ne pouvons pas résister à... la piscine! plus froide, celle-là (si, si, Hélène: je pense à toi).

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On va manger au Uptown Café (une bière à la santé d'Hélène!): un petit restau sans prétention qui nous fera passer une soirée assez drôle. La serveuse a un accent à couper au couteau et on a bien du mal à se comprendre!! En feuilletant le journal local, je m'aperçois que LA VEILLE Craig Johnson était ici, à l'aéroport de Greybull. C'est ce qui s'appelle "pas de bol" :-( Bon je me rattrape en me réjouissant de la vitrine du magasin d'en face et puis demain on sera sur son territoire. A noter qu'il a une rude concurrence avec un autre auteur local, C.J. Box (j'en ai lu un, mouais...).

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Petite virée aux abords de la ville pour admirer le coucher du soleil et l'apparition fantomatique d'un train dans la nuit.

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Le nom de Greybull sonne étrangement à mes oreilles car il veut dire "Taureau blanc" ou "bison blanc". Cet animal a une signification particulière dans la culture amérindienne, moi il me rappelle un film vu quand j'étais petite avec Charles Bronson qui m'avait fait beaucoup cauchemarder... Je comprends mieux pourquoi en revoyant cette vidéo!

Trailer - The White Buffalo - J. Lee Thompson - 1977

Allez, au dodo! en parlant de train, ils nous ont réveillé plusieurs fois dans la nuit...

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Pour les non-anglophones:

*"I like your nail polish!": j'aime ton vernis! (elle parlait de mes doigts de pied)

*"I like your dress!": j'aime ta robe!

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20 décembre 2014

Ouest américain: bienvenue au Wyoming

Jour 6: Trajet de Vernal à Lander

On lève le camp à 9h avec un petit 69° F (20° C). Vite, quitter cette petite odeur désagréable...

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45 mn plus tard, nous voici au Red Canyon Overlook: superbe point de vue sur un lac (de barrage) du haut des falaises rouges. La vue est époustouflante et cette halte est très agréable: température fraîche, très peu de monde, un beau ciel bleu. On s'amuse à longer le vide (enfin, 2 d'entre nous!), à escalader les rochers, à s'immiscer dans les failles de la roche.

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Le Visitor Center vaut le coup d'oeil: une baie vitrée plus qu'alléchante et des animaux empaillés. On n'en est pas fan, mais regarder un ours ou un puma les yeux dans les yeux c'est quand même quelque chose!

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Passer le barrage, nous croisons d'énormes pick-up tractant des bateaux, des caravanes ou autres moyens de transport. Le lac de Flaming Gorge avec ses marinas est un lieu de vacances apprécié des américains.

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Adieu Utah, bienvenue au Wyoming! J'en avais rêvé, et le voilà devant moi: photo oblige...

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L'heure du pique-nique approche et on espère trouver une aire quelque part autour de l'autoroute que nous prenons sur quelques km. Mais non, rien! On se retrouve sur la route 191. Pas le choix, on sort au 1er bled venu, Reliance, car à partir de là, on rentre dans une zone quasi désertique. Reliance: comment dire? on n'a pas trouvé le parc... alors, on se pose comme on peut au bout d'un petit lotissement pas très jojo à l'ombre d'un petit arbre. Ce sera le pique-nique le plus pourri de ce voyage (on aurait dû aller chez MC D..). Les gens du coin ont des quads et on voit les chemins qu'ils empruntent pour aller dans le désert qui se trouve juste au bout de la route. J'ai vu en préparant le trajet que des pistes mènent à un véritable désert de sable fréquenté par les quads.

On the road again: c'est la route des grands espaces si chers à mon coeur. Il fait lourd et orageux: tant mieux, le ciel est magnifique. Tout du long, des panneaux nous indiquent que nous croisons ou suivons les pistes des pionniers venus trouver ici ou plus loin de quoi vivre une autre vie. On imagine la lenteur du voyage à bord des chariots dans ces paysages immenses, plats, désertiques. Ça et là, des ranchs, et la verdure qui va avec, égaient le trajet.

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Nous faisons halte à South Pass City sous un ciel de plus en plus noir. Nous passons d'abord devant Carissa Mine avant de descendre vers South Pass qui est composée de 2 parties: d'un côté un village encore habité, de l'autre la vieille ville devenue fantôme mais remarquablement conservée.

On commence par emprunter un petit chemin longeant une rivière du côté encore habité et qui mène jusqu'à la mine originelle. Le chemin est bucolique à souhait et très humide car il a plu juste avant. Une grande roue servant à la recherche de l'or a été reconstituée. Tiens, un écureuil! Tiens, un serpent vert qui travers vite devant nous (pas le temps de faire une photo)!

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Et maintenant la veille ville: aujourd'hui c'est gratuit car il y a une coupure d'électricité (certaines pièces sont dans le noir)! Les vieilles maisons d'époque ont encore tout leur mobilier, les accessoires, la décoration. On s'y croirait! Que dis-je, nous y sommes! On est tous sous le charme... Épicerie, saloon, barbier, école, "hôtel": tout y est!

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Il flotte ici un air de "Petite maison dans la prairie" (mais où est Laura Ingalls???) accentué par le petit pont en bois sur la rivière et ces chiens de prairie qui jouent à cache-cache.

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Et mine d'or oblige, la fièvre de l'or nous prend!

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On resterait des heures ici mais il est temps de reprendre la route. A peine partis, on s'arrête presque aussitôt pour admirer le paysage au Red Canyon Overlook (le 2ème de la journée!) sous un vent vivifiant: devant nous s'étale une vaste faille géologique avec d'un côté de vastes prairies vertes rehaussées par la roche rouge de l'autre côté. Ici, des pistes millénaires empruntées par les Indiens se superposent à celles, plus récentes, des Mountain Men et des pionniers.

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Encore quelques km et nous arrivons à Lander. L'hôtel, le Holiday Lodge, est un peu bizarre mais la chambre est immense! De la fenêtre, on a une vue sur la Popo Agie River: bucolique? Non, pas trop: je suis allé y jeter un oeil et j'ai vu une une vieille bagnole rouillée et d'autres déchets dans son lit... Hum!

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On passera une soirée sympa dans un restaurant-bar qui donne un concert dans son jardin. Petite balade nocturne dans la rue principale de cette ville: on est ici dans un temple de l'escalade et l'ambiance est sympa. Oh! un distributeur de livres dans le hall d'une banque à côté d'un vieux coffre fort.

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